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1. ACTIVITÉS «PRÉ»
ET «PARA» COLONIALES

2. PRODUCTIONS CÉRAMIQUE DU VIIe SIÈCLE - CÉRAMIQUE LOCALE ET RÉGIONALE

3. PRODUCTIONS CÉRAMIQUE DU VIIe SIÈCLE - CÉRAMIQUE GRECQUE

4. VI – Ve SIÈCLES -
URBANISME ET ÉCONOMIE

5. LA MAISON «A» - ARCHITECTURE
DOMESTIQUE À ARGILOS

6. STYLES CÉRAMIQUES
DU VIe SIÈCLE AV. J.-C.

7. Ve ET IVe SIÈCLES
AV. J.-C. -
URBANISME ET ÉCONOMIE

8. BÂTIMENT «E» -
UN EXEMPLE D'ARCHITECTURE PUBLIQUE

9. Ve ET IVe -
CÉRAMIQUE, FIGURINES
ET PETITS OBJETS

10. L'OCCUPATION HÉLLENISTIQUE DE L'ACROPOLE ET LA
FIN D'ARGILOS

11. L’HUILERIE DE L’ACROPOLE

12. LA NÉCROPOLE D'ARGILOS

13. ARGILOS - NUMISMATIQUE

14. ARGILOS - ÉPIGRAPHIE


 

L'huilerie de l'Acropole


Plan détaillé de la maison hellénistique

Après avoir conquis la région autour d'Argilos, le roi macédonien Philippe II divisa le territoire entre ses « hetairoi » (compagnons), constitués de familles influentes et de généraux de l'armée. Un de ces derniers reçut une partie des terres d'Argilos et construisit une résidence au sommet de l'acropole.

Il s'agit d'un bâtiment de 14 x 14 mètres avec des murs extérieurs très épais, solidement assemblés, et une porte étroite, donnant l'impression d'une petite forteresse. Il était construit sur deux étages : l'étage supérieur servait de résidence familiale alors que le rez-de-chaussée était entièrement voué à la fabrication d'huile d'olive.

Le plan du bâtiment est typique des maisons grecques hellénistiques. Il consiste en une cour centrale qui permet à la lumière de pénétrer dans les pièces situées sur les côtés est et ouest. Un escalier de pierre, entièrement préservé, menait à l'étage supérieur. La plupart des pièces du rez-de-chaussée servaient à des fins de stockage.


Escalier menant à l'étage

Dans la partie est de la pièce centrale, les fouilles ont mis au jour un grand mortier hémisphérique (« trapetum ») utilisé pour le broyage des olives, toujours placé dans sa position originale. Deux pierres semi-circulaires servant de meules et appartenant au dispositif ont été trouvées dans la pièce centrale. Pour écraser les olives, il suffisait de les placer dans le mortier et de faire tourner les pierres semi-circulaires, qui étaient fixées au mortier par des pièces de bois. La pâte ainsi produite était ensuite déposée sur une pierre plate circulaire comportant un déversoir et creusée d'un large sillon sur le pourtour.


Vue du "trapetum" et structure de chauffage de l'eau

La pâte était alors pressée pour en extraire l'huile. Afin d'extraire la plus grande quantité d'huile possible, on ajoutait de l'eau chaude sur la pâte. L'eau était mise en réserve dans une petite citerne construite dans la cour et était chauffée dans la pièce située à gauche de l'entrée principale. Dans la cour, les fouilleurs ont également trouvé un grand pithos, que les propriétaires des lieux avaient couché sur le flanc et coupé en deux. Ce large réceptacle servait à stocker les olives.


Vue du pithos servant de contenant pour les olives et deux pierres semi-circulaires pour la presse des olives


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